Parce qu’en pédé qui se respecte, j’aime me faire enculer quand j’en ai envie. Je quitte donc 20six.
La suite, c’est ici : http://themattblog.hautetfort.com/
Toutes mes notes et vos commentaires de l’année 2007 sont partis à la trappe. Une gourde de plus de 20six. Reviendront-elles ?
Mystère…
Est-ce que moi je vais revenir sur 20six ? Rien n’est moins sûr.
Beaucoup d’autres bloggueurs semblent toucher par ce phénomène, même si apparemment ce n’est pas l’intégralité des utilisateurs.
20six n’étant pas réputé pour sa communication, ses explications ni même ses excuses, il est fort à parier que le mystère se résoudra de lui-même, soit en prenant fin, soit par une vague d’exode de bloggueurs…
To be continued.
Aujourd’hui c’est la fête du SIDA ! Dans la rue, les gens vendent des petites peluches dont les bénéfices seront reversés à une quelconque association luttant contre la maladie.
Une demoiselle et un jeune homme s’avancent, non, se jettent sur moi, me demandant si j’ai quelques minutes à leur accorder. Même s’il fait froid, me sentant un minimum concerné, je leur accorde du temps mais les préviens rapidement que je n’ai pas d’argent d’autant que je venais d’en donner à un jeune m'affirmant qu’il n’avait pas mangé depuis deux jours.
Petite conversation sur la prévention, c’est la demoiselle qui fait son speech. Et vas-y que je te mets la main sur le bras, les petits sourires, elles jettent ses cheveux en arrière. Je ne sais pas si c’est une méthode commerciale ou si elle me drague. Lorsqu’elle commence à parler de ma copine, je l’arrête tout de suite. J’ai un copain.
Le mec, resté jusque là aussi muet que moi-même devant certaines formes d’art comme un carré noir dans un plus grand carré blanc ou des hommes et femmes adoptant des positions sexuelles sur un canapé, le tout habillé, devient loquace et bouscule même sa collègue. Et blablablabla. Lui, c’est clair, il me drague. Si j’avais répondu à la question : « Est-ce que tu sais enfiler un préservatif ? » par la négative, nul doute qu’il m’aurait fait une démonstration.
J’apprécie moyen quand il commence à me parler des bars, boîtes et saunas gays de la ville et je prends mes jambes à mon cou avant qu’il ne me demande mon numéro de téléphone.
Peut-être est-ce là une nouvelle méthode de prévention : faire don de sa personne pour éduquer la population.
Telle est la nature humaine, même dans le bénévolat, il faut tout de même y trouver un quelconque profit.
Profit de mon cul en l’occurrence.
Emmitouflé dans ma couette, je me dis que le monde est cruel et que je suis tellement mieux là devant mon écran qu’en amphi à suivre un cours de littérature japonaise.
Je me dis aussi que je vais devoir passé un temps fou à la bibliothèque pour tout rattraper. Et là, je sais que le monde est vraiment cruel.
Lorsque je fais partir le chat de mes genoux parce que sa respiration me semble être aussi bruyante que le réacteur d’un avion, je me souviens qu’il existe des plaisirs dont il ne faut pas abuser. Mis à part le chocolat. La vodka et le rhum sont fourbes et s’expriment réellement au bout de huit heures. J’ai encore trop de sang dans l’alcool. Une bonne soirée et une bonne nuit. L’alcool a trop délié les langues mais c’est le jeu ma pauvre lucette. Trop ou juste le nécessaire ? Peu importe. Plus jamais en semaine en tout cas. Et puis, il faut à tout prix que je déménage dans le Vieux Lille. Maintenant, c’est sûr. Et je sais dans quelle rue et quelle résidence. Je reste à l’affût.
J’ai l’impression que je ne pourrais plus jamais manger quoique ce soit tellement mon estomac est noué et pourtant je meurs de faim. Envie d’un crumble au chocolat et à la pistache mais trop peur qu’il fasse un aller-retour rapide.
L’après-midi se profile. Glandouille ? Léchouille ? De vitrines, car lorsqu'on ne peut pas posséder on ne fait que lécher. Ou après-midi studieux à la fac. Je ne sais pas encore.
Je me jetterai bien sur le canapé, habillé du regard vide et du petit filet de bave adéquat. Je m’endormirai et je rêverai une nouvelle fois que je fais exploser les gens en leur mettant mon index dans le cul. Et je finirai par me réveiller, déçu, lorsque je n’arriverai plus à faire exploser qui que ce soit.
Même le monde onirique est cruel.
Certains d’entre vous me comprendront. Certains savent. Les autres ne peuvent qu’imaginer. Imaginer la douleur et surtout la déception. Parce que, quand ça rentre pas, ça rentre pas !
J’ai beau changé de méthode, essayer d’autres positions, le matin, le soir ou l’après-midi. Prendre des stimulants, musique douce, apaisante ou au contraire carrément violente, enivrante, rien. Je parle, je murmure, je hurle parfois.
Je me déchaîne et pourtant ça bloque.
Incompatibilité ? Non, avant je n’avais pas ce problème, ça rentrait tout seul comme si j’étais né pour être rempli.
Serait-ce l’hiver ? A cause du froid ?
Je désespère mais je n’abandonnerai jamais ! Plutôt mourir que de m’en priver ! Maintenant que je me suis trouvé, je ne vais pas lâcher le morceau. Je vais m’y accrocher et il va bien finir par y entrer.
Rien de plus dur que de ne pas retenir certains kanji.
Note : Les kanji, 漢字, (terme sino-japonaiss) sont les caractères chinois, 字, de la dynastie chinoise 漢 utilisés en langue japonaise et empruntés aux Chinois.
Cours de littérature japonaise : "La verge s’étendait à perte de vue..." Les profs nippons sont pleins de ressource ! En tout cas, ça donne envie de lire, non ?
Le hasard fait parfois bien les choses. Rarement en fait. Mais lorsque je croise dans le métro une amie d’enfance que je n’ai pas vu depuis près de cinq ans, je le remercie.
Je l’avais déjà reconnue, dans le métro une fois, cet été. Mais je n’étais pas sûr que cela soit vraiment elle. En cinq ans, on change beaucoup, surtout lorsqu’on passe de 14 ans à 19. Elle ne pouvait pas être cette jolie jeune femme. Ses yeux me disaient le contraire pourtant mais je n’ai pas osé.
Hier, la même scène. Ses yeux encore une fois. Je les reconnaîtrais entre mille. Mais je n’ai pas osé une fois encore. Elle, oui. Fidèle à la gamine n’ayant jamais froid aux yeux qu’elle a toujours été.
Descendant les escaliers du métro, je sens une petite tape sur mon épaule. Je me retourne. C’est elle. Elle dit à peine deux mots, que je crie son nom. Le premier réflexe est de s’échanger nos numéros de téléphone. Pour ne pas perdre le contact. Et j’apprends qu’elle a cherché à me joindre pendant longtemps. Encore tout cet été semble-t-il. Les souvenirs fusent. Une enfance privilégiée même si nous vivions dans une cité et que tout nous séparait. Elle, issue d’une famille nombreuse et musulmane pratiquante. Moi, élevé seul par des parents ne côtoyant l’église que les jours d’enterrement. Et pourtant nous avons été inséparables pendant des années. Elle, ses sœurs et moi. Quatre jolies poupées d’Algérie et moi, le petit blanc trop timide.
Après avoir discuté une demie heure dans le froid, nous nous quittons difficilement. Nous nous promettons de nous revoir, mais j’appréhende.
J’appréhende le fait de lui dire que je suis pédé. Vu son éducation, je me demande comment elle va réagir. Enfants, nos différences ne nous ont jamais posé de problèmes ou presque. Qu’en est-il une fois adulte ?
Mes propres préjugés me font craindre ceux qu’elle pourrait avoir.
Je me sens idiot mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir la trouille de lui annoncer. Car je dois lui annoncer. Lui faire savoir tout du moins. Peut-être le sait-elle déjà.
Ce serait dur de la voir disparaître encore une fois à cause de ce que je suis. Mais si cela devait être le cas, ce serait la meilleure solution.
Je me suis trop longtemps tu pour pouvoir encore le faire.